La fleur du cotonnier

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Le coton est la fibre textile naturelle la plus utilisée dans le monde. Son industrie représente près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles. Elle a connu de nombreuses évolutions depuis le 17e siècle grâce aux progrès de l’industrialisation.

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La fleur du cotonnier

Le coton est la fibre végétale naturelle qui compose la fleur du cotonnier, une grosse boule de fibres blanches qui entoure les graines. Il s’agit d’une fibre textile naturelle, au même titre que la laine, la soie ou le lin. Le cotonnier est un arbuste cultivé dans les régions méridionales aux climats subtropicaux, telles que la Grèce et l’Espagne, où s’alterne une saison des pluies et une saison sèche.  Certaines régions plus arides pratiquent l’irrigation pour assurer aux cotonniers l’eau indispensable à son développement, comme par exemple l’Égypte, le sud-ouest des États-Unis et l’Asie centrale. Il faut plus de 120 jours de pluie et un climat chaud pour le développement du cotonnier et de sa fleur.

La fibre est récoltée puis transformé en fil qui, par la suite, est tissée pour fabriquer le tissu.

Selon les écrits d’Hérodote : « Les Indiens ont une sorte de plante qui produit, au lieu de fruits, de la laine plus belle et plus douce que celle des moutons ; ils en font leurs vêtements ».

 

L’histoire du coton

Il y a des millénaires, dans les régions au climat tropical, le coton était déjà utilisé pour fabriquer des vêtements légers. Les archéologues ont retrouvé des fragments de coton datant d’il y a environ 7 000 ans dans des grottes mexicaines, au Pérou il y a 5 000 ans. La fibre de coton est cultivée en Inde depuis 3 000 ans.

L’industrie du coton s’est développée en Europe à partir du 14e siècle et a connu de nombreuses révolutions industrielles, notamment l’apparition de la première machine à filer et celle de la machine à peigner et à filer la fibre.  C’est au début du 19e siècle que les premiers métiers à tisser automatiques sont utilisés pour augmenter la productivité.

 

Jacques Taberlet

 

Transformer la fibre végétale en fil de coton

Après la récolte des fleurs du cotonnier, la fibre est séparée de la graine par égrenage mécanique. Les fibres sont battues afin de retirer une partie des poussières et des corps étrangers, puis elles sont filées.

La filature consiste à ouvrir les graines pour retirer les corps étrangers, puis à peigner, redresser et nettoyer les fibres pour obtenir un ruban d’une largeur d’environ un mètre (le cardage). L’étirage, ou le doublage, des fibres permet d’harmoniser l’épaisseur du ruban de carde par étirage des fibres entre différents rouleaux de caoutchouc. La fibre est ensuite teinte ou blanchie, au choix. Enfin, plusieurs rubans sont étirés et tordus ensemble pour donner le fil définitif. La torsion apportée au fil est plus ou moins grande selon l’usage auquel on le destine.

 

Quelques endroits pour trouver de beaux tissus en coton

Voici mes bonnes adresses pour du tissu coton.

Coton traditionnel:

 

Coton bio:






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